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Pour aller plus loin ....


EC n°2 : Identification des risques de dégradation de la qualité de l’eau sur le bassin versant de la Bléone engendrées par les pratiques agricoles.

 

Action portée par la Chambre d'Agriculture des Alpes de Haute Provence

 

La problématique

Malgré les classements SDAGE et résultats d'analyses, il est apparu nécessaire au SMAB et à ces différents partenaires qu'un travail complémentaire soit réalisé pour mieux caractériser les risques de pollutions d'origine agricoles. Ce travail complémentaire semble nécessaire pour proposer des actions et mesures concrètes, pertinentes et le plus adaptées possible au contexte et pratiques locales.

 

D'un point de vue agricole, le bassin versant de la Bléone est caractérisé par une prédominance de l'élevage ovin et des exploitations tournées vers les productions végétales extensives (grandes cultures céréalières et plantes à parfum). Le cheptel ovin et caprin est évalué à plus de 20 000 brebis et chèvres mères. Quelques exploitations possèdent aussi des bovins, des porcins ou des volailles. Ces élevages restent somme toute assez rares sur le territoire. Les élevages ovins sont des élevages extensifs tournés vers la production de viande. Les troupeaux passent la plus grande partie de l'année à l'extérieur et valorisent les prairies, parcours et alpages. Sur le bassin versant de la Bléone, ce sont 36 000 hectaresqui sont consacrés aux surfaces en herbe (prairies temporaires et permanentes, landes et parcours, estives et alpages).

 

Pour les autres cultures, en 2008, 2000 hectares sont présents sur le bassin versant de la Bléone. Les céréales représentent 1 200 hectaresdont 600 hectares de blé dur et 70 hectares de maïs. Les plantes à parfum (essentiellement du lavandin, de la lavande et de la sauge sclarée) représentent 320 hectares. Les autres grandes cultures (colza, tournesol, pois protéagineux, ...) représentent une centaine d'hectares, les vergers (oliviers, pommiers) et vignes près de 80 hectares et les légumes moins de 6 hectares. En 2008, environ, 150 hectares étaient consacrés au gel des terres. Depuis cette date, la suppression de l'obligation du gel des terres a conduit les exploitants à reporter ces surfaces vers des cultures fourragères (prairies temporaires) et céréalières.

 

Ces chiffres confirment le caractère extensif et diversifié des productions agricoles du bassin versant de la Bléone.

 

Les objectifs

Il s'agissait :

- d'une part de mieux caractériser les risques de pollutions de l’eau par les exploitations agricoles du bassin versant de la Bléone, d’identifier les zones et les pratiques à risques

- et, d'autre part proposer un plan d’actions d'amélioration permettant de limiter les pollutions ponctuelles et diffuses.

Comme prévu dans l'objectif A.2.a. du futur contrat de Bléone, il s'agira d'avoir un regard sur les pratiques liées aux phytosanitaires et aux fertilisants (minéraux et organiques).

 

Le contenu

L'étude comporte différentes phases :

1. Etat des lieux des pratiques agricoles et caractérisation des sols

2. Identification des zones à enjeux

3. Croisement pratiques agricoles et enjeux : identification des secteurs sensibles

4. Plans d’actions d’amélioration des pratiques agricoles sur les zones sensibles

 

 

Les rapports définitifs

L'étude est construite en 2 parties :

- Partie A : Phase 1 et 2 ≡> Télécharger rapport définitif - Partie A

- Partie B : Phase 3 et 4 ≡> Télécharger rapport définitif - Partie B

 

 

Le financement

- Agence de l'eau RMC            50 %
- Région PACA                       20 %
- Conseil Général AHP            10 %
- Autofinancement (CA04)      20 %